Restructuration et extension des bâtiments BMC - CGSPCentre hospitalier de Haguenau
Maîtrise d’ouvrage : Centre hospitalier de Douarnenez
Lieu : Douarnenez
Maîtrise d’œuvre : Chabanne
Surface : 6590 m² sdo
Coût : 27 000 000 € HT
Programme : Modernisation des médecines et du plateau médico-technique
Le projet de transformation du Centre Hospitalier Michel Mazéas s’inscrit dans une ambition claire : faire évoluer un hôpital aujourd’hui fragmenté vers un équipement lisible, cohérent et capable de s’adapter aux mutations du système de santé. Face à un site contraint et à une organisation complexe héritée d’évolutions successives, la proposition ne consiste pas à ajouter de nouvelles strates, mais à recomposer un ensemble unifié. L’objectif est triple : améliorer l’expérience des patients, renforcer les conditions de travail des équipes et garantir l’évolutivité de l’établissement dans le temps.
Le projet repose sur une stratégie simple et structurante : l’articulation de deux extensions complémentaires avec la restructuration du bâtiment existant.
Au Sud-Est, un socle de plain-pied regroupe les fonctions de premier recours — CMS, imagerie, urgences, laboratoire — dans une organisation fluide et immédiatement lisible. Ce dispositif s’ouvre sur un parvis paysager qui devient la véritable façade publique urgences et imagerie de l’hôpital, clarifiant les accès et améliorant la qualité d’accueil.
Au nord, l’extension dédiée à l’hospitalisation développe des plateaux compacts et continus, directement connectés au cœur du site. Cette organisation favorise la proximité entre services, limite les distances et améliore la coordination des soins, tout en permettant une grande souplesse d’évolution.
L’ensemble du projet est guidé par une hiérarchisation claire des flux. Les parcours sont différenciés dès l’accès au site, séparant efficacement les flux publics, urgences et circuits internes. Cette lisibilité est essentielle pour garantir un fonctionnement performant et une orientation intuitive pour les usagers.
Au cœur du bâtiment d’hospitalisation, un jardin central introduit la nature dans l’hôpital. Il offre des vues, des espaces de pause et une qualité d’ambiance bénéfique, participant pleinement au bienêtre des patients comme des soignants. L’architecture proposée est volontairement sobre et maîtrisée. Elle s’inscrit dans la continuité de l’existant tout en affirmant une identité renouvelée. Les volumes sont clairs, les matériaux robustes et pérennes, et une signature chromatique mesurée vient renforcer le repérage et l’image de l’établissement à l’échelle du territoire.
Enfin, le projet place l’humain au centre. La lumière naturelle, les vues, les espaces extérieurs et la qualité des circulations contribuent à créer un environnement apaisant et fonctionnel. Une attention particulière est portée aux conditions de travail des équipes, considérées comme un levier essentiel de la qualité des soins.
Par sa simplicité constructive, sa rationalité et son phasage maîtrisé en site occupé, le projet garantit également sa faisabilité économique et opérationnelle. Ainsi, la proposition transforme le centre hospitalier en un outil de soin performant, lisible et durable, au service de son territoire et de ses usagers.
Le projet repose sur une stratégie simple et lisible : articuler deux extensions majeures avec la restructuration du bâtiment 3 afin de redonner une cohérence globale à l’établissement. En façade Sud-Est, une extension de plain-pied vient accueillir les fonctions de premier recours. Implantée au niveau bas du site, elle s’inscrit dans la continuité de la voirie existante et respecte les contraintes liées à l’hélistation, notamment les cônes d’envol. Sa volumétrie simple, légèrement infléchie, accompagne le tracé de la route et permet une insertion naturelle dans le site. Ce socle regroupe dans une continuité fonctionnelle le centre de consultations (CMS), l’imagerie, les urgences, le laboratoire, le SMUR et la médecine post-urgences. Cette organisation continue permet une lecture immédiate des fonctions et facilite les liaisons internes, grâce à des circulations dimensionnées généreusement, rectilignes et directement connectées aux noyaux verticaux.
Le parvis aménagé en façade Est constitue un élément majeur du projet. Il ne s’agit pas seulement d’un espace d’accès, mais d’un véritable lieu d’accueil, structurant l’image de l’hôpital. Il permet d’organiser les flux de manière apaisée, de proposer des dépose minutes efficaces et de renforcer la qualité d’usage dès l’arrivée sur site vers les urgences et l’imagerie. En partie nord, l’extension du bâtiment 3 développe un volume sur trois niveaux, directement connecté au noyau central de l’hôpital et au bâtiment 3 restructuré. Elle permet de regrouper les fonctions d’hospitalisation dans un ensemble compact, lisible et rationnel. Cette nouvelle construction s’articule étroitement avec l’existant, grâce à un double raccordement qui autorise une organisation en plateaux continus et évite toute rupture fonctionnelle. Au cœur de cette composition, un jardin central, véritable havre de sérénité vient introduire la nature au cœur de l’hôpital. Il constitue un espace structurant, offrant à la fois des vues, des lieux de pause, de marche et une qualité d’ambiance essentielle pour les patients comme pour les soignants.
Le projet s’appuie sur une hiérarchisation claire des flux, condition essentielle au bon fonctionnement d’un établissement de santé et à la qualité des parcours. Dès l’arrivée sur site, les accès sont différenciés afin d’éviter les interférences et simplifier la lecture globale. Les patients, visiteurs et accompagnants accèdent principalement par le sud, où se concentrent les stationnements publics, en lien direct avec les cheminements vers le hall principal et les services ouverts au public et se poursuivent vers l’entrée du CMS, de l’imagerie et des urgences. Cette organisation permet de limiter les croisements et d’offrir une orientation intuitive. En façade Est, les urgences et l’imagerie bénéficient d’un accès direct depuis un parvis paysager intégrant des dépose minutes au plus près des entrées. Cette proximité est essentielle pour les situations d’urgence comme pour les patients à mobilité réduite.
Les personnels et les flux sanitaires spécifiques sont orientés vers la partie haute du site. Une entrée dédiée accessible en longeant la façade Ouest du bâtiment 3 permet un accès direct aux vestiaires et aux circulations verticales (monte malade), garantissant une organisation efficace des flux internes et une séparation claire avec les flux publics.
Une possibilité d’accès direct depuis la route de Bréhuel vers le sas ambulances des urgences est envisagée. Cette option, techniquement réalisable, permettrait de renforcer la performance des flux d’urgence en les connectant directement au réseau viaire principal, tout en restant indépendante du fonctionnement global du projet. L’organisation distingue clairement les niveaux de criticité des services. Les urgences, l’imagerie et la médecine post-urgences constituent le cœur du dispositif de soins non programmés et structurent les flux les plus sensibles. Le centre de santé (CMS), orienté vers les consultations de proximité et la périnatalité, s’inscrit dans une logique complémentaire : facilement accessible, mais sans interférer avec les circuits d’urgence, tout en conservant des liaisons internes utiles pour les équipes médicales.
Le projet développe une écriture architecturale claire et maîtrisée, en continuité avec l’existant, tout en affirmant une identité renouvelée. La façade Sud-Est constitue la vitrine publique de l’hôpital. Sa volumétrie simple et alignée permet une lecture immédiate des fonctions et renforce l’ancrage du bâtiment dans son environnement urbain. Le parvis paysager organise une transition progressive entre la ville et l’hôpital, contribuant à la qualité d’accueil.
L’expression architecturale repose sur des matériaux robustes et pérennes. Le socle en béton, associé à une isolation intérieure, garantit une excellente résistance aux usages hospitaliers et une maintenance maîtrisée dans le temps. L’extension d’hospitalisation, plus verticale, émerge dans la composition générale et permet d’identifier le centre hospitalier à l’échelle du territoire. Elle reprend les codes architecturaux existants, notamment la teinte orangée caractéristique, qui devient un élément de repérage et d’identité. Cette identité chromatique est utilisée avec mesure : affirmée comme signal sur les volumes visibles à distance, elle est plus ponctuelle au niveau du socle, où elle accompagne les entrées et facilite le repérage des usagers sans générer de surcharge visuelle.
Le projet de modernisation du Centre Hospitalier Michel Mazéas s’inscrit dans une transformation profonde de l’offre de soins, en cohérence avec les orientations du Ségur de la santé et le rôle structurant de l’établissement à l’échelle du territoire. Notre approche vise à répondre simultanément à trois enjeux fondamentaux : améliorer l’expérience des patients, renforcer les conditions de travail des personnels et garantir l’évolutivité de l’hôpital dans le temps. Il s’agit de proposer un équipement à la fois lisible, performant et durable, capable d’accompagner les mutations des pratiques médicales et l’évolution des besoins de santéd’une population vieillissante.
Dans un contexte contraint – site occupé, topographie marquée, organisation existante complexe et développement progressif du site au fil du temps – le projet ne cherche pas à juxtaposer de nouvelles extensions, mais à recomposer un ensemble cohérent. L’ambition est de transformer un hôpital aujourd’hui fragmenté, parfois difficilement lisible dans ses parcours et ses organisations, en un système clair, connecté et intuitif, où chaque fonction trouve sa juste place. Cette démarche s’appuie sur une lecture fine des usages existants et des fonctionnements observés, afin de proposer une organisation plus rationnelle, capable de simplifier les parcours patients, d’améliorer les conditions de travail et de renforcer la qualité globale du service rendu.