Gymnase Henri Villard

Maîtrise d’ouvrage : Commune de

Bourg-en-Bresse

Lieu : Bourg-en-Bresse (01)

Maîtrise d’oeuvre : SG Architecte

Surface : 656 m²

Coût : 995 000 € HT

Calendrier : Livré printemps 2022

Programme : Réhabilitation et

extension d’un gymnase, salle de

sports (lutte et haltérophilie)

Photographies : Benoît Ravier Bollard

C’est un petit bâtiment, contemporain et légèrement japonisant, qui tient sa place au nord du centre-ville de Bourg-en-Bresse, dans le quartier du Pont des Chèvres. L’ancien gymnase de lutte et d’haltérophilie, dont la partie la plus ancienne date de 1934, est en partie démoli et reconstruit avec des objectifs ambitieux en termes de qualité environnementale et de sobriété énergétique. Bordé par le stade Louis Parant, attenant à l’école primaire éponyme et au restaurant scolaire, il s’inscrit dans une ville en mutation dans la volonté de conserver l’identité du lieu.

Le gymnase est formé par deux parties. La plus ancienne, la halle, date de 1934. Bâtiment d’avant-guerre, il mélange de façon atypique des fondations faites de pierres empilées, des murs en mâchefer et une charpente en bois de chêne massif. Plusieurs interventions l’ont chahuté au fil du temps. Une deuxième pièce est venue s’y adosser dans les années 1970, peu qualitative sur le plan architectural mais surtout non conforme aux normes de santé et sécurité. Le diagnostic amiante a conduit, après le concours, à sa démolition. L’ancienne salle d’haltérophilie, la halle, est rénovée sobrement dans le respect de l’existant. La charpente, autrefois occultée par un faux-plafond, est mise à jour, nettoyée et lasurée. L’édifice conserve sa morphologie d’origine. Une isolation extérieure est recouverte d’un bardage métallique de couleur quartz, dont les ondulations verticales jouent d’un effet cinétique sous les changements de la lumière. L’extension, créée de toute pièce, épouse, elle aussi, le volume et l’implantation de l’ancienne salle d’entraînement de lutte.

C’est un projet en bois avec des murs à ossature (sapin), charpente en lamellé-collé (épicéa) et sous-face en pin maritime. L’isolant est formé par un complexe de laine de roche et de fibres de bois. La toiture dessinée en une seule pente se soulève avec des ouvertures en sheds pour apporter une lumière naturelle généreuse au cœur du bâtiment. Une attention particulière a été portée sur le choix de bois massifs locaux, provenant d’un rayon de 60 km et de forêts gérées durablement, garanties par les labels FSC ou PFEC. Dans la recherche d’une écriture unitaire, contemporaine et peu bavarde, isolant et bardage métallique sont identiques à ceux choisis pour la salle de gymnastique.