Restructuration et extension Urgences adultes et pédiatriques
CH de Saint-Denis
Maîtrise d’ouvrage : Centre hospitaliser de Saint-Denis
Lieu : Saint-Denis 93
Maîtrise d’œuvre : chabanne
Surface : 4 2500 m² SDO
Coût : 12 500 000 € HT
Calendrier : études en cours
Programme : restructuration lourde et agrandissement du capacitaire du services des urgences de Saint-Denis
Le projet répond à plusieurs thématiques
Respect des surfaces programmatiques.
Respect des liaisons entre services.
Un accès différencié entre les patients couchés et ambulants.
Une marche en avant réelle pour le parcours de soins.
Prise en compte de l’accessibilité aux personnes handicapées sur l’ensemble du site.
Proposition de phasage en site occupé, optimisée et fonctionnant avec le nouveau CMS.
Aucune suppression de locaux en phase provisoire.
Un nouvel accueil qualitatif, clair et lisible.
Une structure immobilière qui peut s’adapter aux crises sanitaires avec la possibilité d’isoler
le centre de santé.
Les flux en direction du déchocage ne croisent plus les autres flux.
Des locaux personnels qualitatifs :
Des locaux personnels qualitatifs en R+1 à l’abri des flux, avec un accès direct et multiple
aux services d’urgences.
Une détente sud-ouest avec terrasse et végétalisation pour déconnecter.
Aspects sécuritaires :
Une mise à distance du RDC du chemin du Moulin Basset par la constitution d’un
soubassement minéral.
Aspect sécuritaire intégré dès la conception, par la protection des menuiseries vitrées à l’aide
de Moucharabieh brique
Aspects environnementaux :
Un système constructif vertueux permit par l’usage de façade à ossature bois et béton bas
carbone.
Gestion des apports solaires à l’aide de brise-soleil fixes favorisant l’intimité
Une enveloppe extérieure pérenne en brique au RDC
Une toiture végétale – semi-intensive
Une nouvelle organisation des urgences
Des Urgences en limite de propriété, le long du chemin du Moulin Basset, identifiable de
tous.
Le centre médical de santé en fronton du site et accessible directement depuis l’accueil des
urgences. Une entrée indépendante directe peut même être prévue depuis le chemin du
Moulin Basset.
Différenciation constante des espaces adultes et enfants, debout et couchés.
L’accès SAMU/SMUR est à l’ouest de notre implantation et propose un accès couché
immédiat et confidentiel avec également un accès possible pour la périnatalité si nécessaire.
Les salles SAUV donnent respectivement sur les circuits longs et sur les ascenseurs en lien
avec les blocs opératoires en R+1.
Un axe de circulation transverse pour le personnel est proposé entre la pédiatrie et le secteur
adultes.
Possibilité de créer un bureau de sortie dans l’actuel hall d’accueil de l’hôpital pour clôturer
les admissions.
UHCD pédiatrique est établi en bout des urgences pédiatriques pour plus d’intimité.
Le rez-de-chaussée maximise l’entrée de lumière des patios en organisant en priorité autour
d’eux les espaces de vies et de travail.
Des espaces d’attentes accueillants, lumineux aux ambiances apaisantes.
Une proposition architecturale encrée avec l’histoire de Saint-Denis
Les nouvelles façades du RDC sont en briques de terre cuite. Ce choix à Saint-Denis est une évidence. Les services des urgences ont toujours eu une vocation sociale et de ce point de vue la brique est très à propos. Depuis 1850, la plaine de Saint-Denis est le laboratoire réceptacle de l’habitat ouvrier et de nombreux architectes ont pensé à ces habitations sociales. Ainsi, comme le dessina l’architecte G. Guyon, de nombreuses œuvres ont été conçues en brique : l’ensemble de logements « La Ruche », « Le Foyer », ou encore la cité Auguste Delaune... Longtemps méconnu et mésestimé, ce patrimoine ordinaire est le marqueur chaleureux d’une identité historique et politique, construits par l’industrie locale pour et par les franciliens. Marqueur identitaire par excellence, la brique participe également à la pérennité des ouvrages, elle permet une grande flexibilité dans le dessin des façades et offre une matérialité chaleureuse et enracinée.
États des lieux
Un service fonctionnel confronté à une hausse des patients.
Des nouveaux enjeux médicaux liés aux pandémies et/ou attentats.
Une absence spatiale du système de marche en avant.
Un croisement des flux entre le déchocage et la petite traumatologie.
Un accès au garage SMUR non proportionné aux véhicules de secours.
Croisement des accès, véhicules, secours et piétons.
Entrée des Urgences peu lisible depuis la rue.
Une zone tampon entre la rue et les urgences sombres.